le métier de COMPORTEMENTALISTE

         (qui existe depuis 1986. Les vétérinaires s'y sont intéressés à partir de 1996...Dix ans plus tard.)
                           INFORMATION COMMUNIQUEE AUX CONSULTANTS (1)

                                                                                                                                      -ce texte date de 1988 -

POURQUOI UNE VISITE -sans votre chien- CHEZ UN COMPORTEMENTALISTE ?


Les relations entre une famille et le chien de compagnie peuvent être parfaitement harmonieuses mais peuvent aussi parfois se détériorer. Pourquoi ?

Le chien familier est intégré de manière tellement étroite à la famille que les membres de celle-ci en viennent parfois à oublier que leur chien est ...un chien ! C’est-à-dire
un animal social - comme nous - qui vit en groupe, et, comme nous selon des règles.

Parfois ces règles, qui sont celles de deux espèces différentes, coïncident plus ou moins, mais il arrive aussi que les rôles attribués au chien comme “membre de la famille” le placent dans une situation d’incompréhension totale, voire d’ambiguïté. Situations génératrices de doubles contraintes, d’anxiété, qui peuvent amener le chien à produire des réponses qui ne sont pas celles attendues par la famille, ce qui accroît la tension et détériore encore plus les relations.
De même pour la prétendue hiérarchie interspécifique, chère aux dresseurs, qui n’a aucun fondement scientifique et n’existe tout simplement pas .

Le travail du comportementaliste est un peu comparable à celui d’un médiateur. En ayant une description aussi large que possible du mode de vie du chien, de ses relations avec la famille, il peut aider à rétablir une situation redevenant compréhensible pour l’animal.
L’action du comportementaliste est fondée sur ses connaissances dans différentes disciplines scientifiques, en particulier :
- l’ Ethologie (humaine et animale) spécialement la connaissance des comportements du chien, de ses codes sociaux et de communication, et du cas particulier du chien familier.
- la Psychologie, dont une branche dite systémique selon laquelle tout groupe constitue un “système” dont chaque élément influe sur les autres. Et ceci vaut pour les relations Homme/Chien.
- La communication, singulièrement non-verbale.
- L’information des consultants du comportementaliste, ( les contrevérités les plus fréquentes.)
- Les confusions entre peur, “obéissance”, hiérarchie, soumission, autorité.

- La connaissance des techniques de l’entretien semi-directif
- Connaissance des comportements de menace, d’agression. Les déclencheurs de ces comportements.
- La peur : Une des causes les plus fréquentes de dysfonctionnement de la relation famille/chien.
- Le dressage, parmi les techniques inadaptées au rétablissement d’une relation satisfaisante. Effets pernicieux.
- les attentes du propriétaire de chien. Double contrainte. Contradictions. Incohérences.

Comme cela se pratique en thérapie familiale, on considère que la famille, le groupe dans lequel vit le chien, peut, bien involontairement, constituer un système pathogène par les contraintes qu’il implique pour l’animal. Lequel n’est pas pour autant un “malade mental”.

Vous serez reçu pour vous aider à rétablir de bonnes relations avec votre chien, au cours de deux entretiens, espacés d’environ 10 à 15 jours. Ce sont votre récit, vos observations qui aideront le comportementaliste
à déterminer les causes d’un comportement incompréhensible pour le propriétaire de l’animal. Il vous informera et, à l’issue de l’entretien, vous proposera les changements relationnels nécessaires. Vous comprenez, dès lors, que la présence du chien est inutile, il ne parle pas, hélas !

- Un deuxième rendez-vous permettra de faire le point de l’évolution de la situation.

Votre chien n’a besoin ni d’être dressé, ni d’être drogué (cela se pratique, hélas!), mais COMPRIS, ce qui lui permettra de mieux vous COMPRENDRE.
Nous considérons comme indispensable que l’animal ait été examiné par votre vétérinaire habituel, seul compétent dans le domaine de la santé. Nous serons sûrs ainsi qu’il ne souffre d’aucune pathologie organique.

Les comportementalistes s’engagent a respecter le code de déontologie de leur profession, en particulier ne pas pratiquer le dressage.

(1) C’est aux Etats Unis que le terme « consultant » désigne celui qui est consulté. En France il concerne celui qui consulte.

contact michel.chanton@orange.fr